Environ 90% des cyberincidents dans le monde sont évitables. Trop larges droits d'accès, surveillance insuffisante des systèmes, contrôles inconsistants : voilà ce que révèle le Global Incident Response Report 2026 de Palo Alto Networks, qui analyse plus de 750 cyberincidents survenus en 2025.
Dans près de 90% des cas examinés par les chercheurs de Palo Alto Networks, l'identité s'avère être le maillon faible. Les cybercriminels parviennent souvent à se connecter grâce à des identifiants volés ou des droits d'accès mal configurés. Les chercheurs ont passé au crible plus de 680.000 données d'identité et constaté que 99% des utilisateurs, rôles et services disposaient de droits trop étendus, dont une partie n'avait plus été utilisée depuis des mois.
72 minutes
Une fois à l'intérieur, les choses s'enchaînent à toute vitesse. Les attaquants les plus rapides parviennent à exfiltrer des données en à peine 72 minutes, soit environ 4 fois plus vite qu'un an auparavant. Dans 87% des cas, ils tentent également de pénétrer le système par plusieurs points d'entrée, des terminaux et réseaux jusqu'à l'infrastructure cloud et les identités.
Un quart d'heure
En 2025, le phishing conserve sa place de menace numéro 1, aux côtés de l'exploitation de vulnérabilités, chacun représentant 22% des incidents. L'IA joue ici un rôle croissant : les campagnes de phishing sont de plus en plus crédibles, et les victimes continuent de tomber dans le piège. Dans le même temps, les attaquants automatisent la recherche de failles : les chercheurs ont observé que les hackers commencent à scanner les systèmes dans les 15 minutes qui suivent la divulgation d'une vulnérabilité.
Le rapport de Palo Alto Networks se termine pourtant sur une note sobre. "La plupart des attaques ne résultent pas d'angles morts technologiques", déclare Sam Rubin, SVP Consulting and Threat Intelligence chez UNIT 42, la division de recherche de Palo Alto Networks. "Elles découlent de choix opérationnels. Les entreprises doivent avoir une vue intégrée de toutes leurs surfaces d'attaque, mettre en place une gestion des identités plus stricte et automatiser la détection pour tenir le rythme des attaques modernes."
Lisez le Global Incident Response Report 2026 via le lien suivant.