Vous aussi, vous avez l’impression que votre vie s’arrête lorsque la batterie de votre smartphone se vide – pas de messages, pas de navigation, pas de possibilité d’immortaliser ce chien si mignon pour le mettre sur votre page Instagram ? Sachez que vous n’êtes pas seul. L’angoisse de la batterie vide est un phénomène bien connu qui peut provoquer du stress et même une crise de panique. Si leur smartphone tombe en panne alors qu’ils sont loin de chez eux, 34 % des Belges se lancent toutes affaires cessantes dans la recherche d’un point de recharge. 16 % sont même capables d’acheter un nouveau chargeur sur-le-champ.
La batterie d’abord
Ces résultats confirment que le smartphone est devenu une extension essentielle de notre corps. Près des trois quarts des Belges (73 %) s’intéressent avant tout à l’autonomie de la batterie avant d’acheter un nouveau téléphone – loin devant la qualité de l’appareil photo (50 %) et la mémoire (53 %). Et 32 % d’entre eux déclarent qu’ils reprochent surtout à leur appareil actuel sa faible autonomie.
L’importance que nous (et les fabricants) accordons aux performances de la batterie augmente avec les fonctionnalités installées sur les smartphones. Et celles-ci s’accumulent : notre téléphone est tout simplement indispensable pour un nombre croissant d’activités quotidiennes. Cette réalité fait que 64 % d’entre nous ne quittent jamais la maison sans leur smartphone. 31 % vérifient même deux fois qu’ils l’ont bien sur eux avant de sortir. Avant, on ne regardait qu’une seule poche de sa veste à la recherche de ses clés, mais aujourd’hui on plonge la main dans l’autre pour être sûr d’avoir son smartphone.
Où est la limite ?
Le fait que les smartphones deviennent chaque jour plus importants et polyvalents facilite certainement la vie, mais où est la limite ? Deux Belges sur dix passent désormais 4 heures ou plus par jour sur leur smartphone, 19 % ne partent pas en vacances sans lui et 46 % l’utilisent pour un large éventail d’activités, telles que les paiements et la prise de rendez-vous. En conséquence, 82 % des Belges déclarent en être trop dépendants, et 47 % le regrettent sincèrement.
Un nouveau dilemme illustre à quel point la relation avec le smartphone est forte : s’il fallait choisir entre une vie sans voiture et une vie sans smartphone, 19 % des Belges diraient adieu à la voiture. Certains (11 %) seraient même prêts à renoncer à leur vie sexuelle.
Plus les utilisateurs ont besoin de leur smartphone, plus l’amélioration et l’extension de l’autonomie de la batterie prennent de l’importance. Qui sait, peut-être qu’à l’avenir la technologie sera tellement avancée que nos smartphones se chargeront automatiquement sans fil à des points fixes, de sorte qu’ils ne seront jamais à court d’énergie et que l’angoisse de la batterie vide ne sera plus qu’un mauvais souvenir – au même titre que le chargeur classique.